Le Ruban blanc
Tonight we went to see a film which sounds the alarm against all extremisms.
The director, Michael Haneke, seeks the roots of evil which can sometimes emerge even through the will to do well. People who wish the situation would change but do not conceive well what has to be changed risk being engaged in a process which can turn out to be dangerous. When one suffers, when one is humiliated, one would do anything: including adopting the perverted ideas of those who, wanting to take advantage of the situation, pretend to be reformers by creating ideologies which find their justification in scapegoat designation.
The director also seeks to emphasise the collective responsibility: environment can ease extremism. As he confides on the occasion of an interview (Le Monde, October 21st 2009): "I always observe the same process: humiliation, an ideology which takes hold of this suffering, and the hope that this ideology will put an end to this suffering. « Le Ruban blanc » is a film on all extremisms, whether they are right-wing or left-wing ». Michael Haneke has chosen to demonstrate all of the above through the education of children. And I strongly believe he is right.
Ce soir nous sommes allés voir un film qui tire la sonnette d’alarme contre tous les extrémismes.
Le réalisateur, Michael Haneke, cherche les racines du mal qui peuvent parfois surgir même à travers la volonté de faire du bien. Les gens qui souhaitent que la situation change mais qui ne conçoivent pas bien ce qui doit être changé risquent de s’engager dans un processus qui peut s’avérer dangereux. Quand on souffre, quand on est humilié, on est prêt à tout : y compris à adopter les idées perverties de ceux qui, voulant profiter de la situation, s’affichent comme des réformateurs en créant des idéologies qui trouvent leur justification dans la désignation de boucs émissaires.
Le réalisateur cherche aussi à mettre l’emphase sur la responsabilité collective : l’environnement peut rendre possible l’extrémisme. Comme il le confie lors d’un entretien (Le Monde, 21 octobre 2009) : « J’observe toujours le même processus : l’humiliation, une idéologie qui s’empare de cette souffrance, et l’espoir que l’idéologie y mettra fin. « Le Ruban blanc » est un film sur tous les extrémismes, de droite ou de gauche ». Michael Haneke a choisi de faire la demonstration de tout ça à travers l'éducation des enfants. Et je crois fortement qu'il a raison.

The director, Michael Haneke, seeks the roots of evil which can sometimes emerge even through the will to do well. People who wish the situation would change but do not conceive well what has to be changed risk being engaged in a process which can turn out to be dangerous. When one suffers, when one is humiliated, one would do anything: including adopting the perverted ideas of those who, wanting to take advantage of the situation, pretend to be reformers by creating ideologies which find their justification in scapegoat designation.
The director also seeks to emphasise the collective responsibility: environment can ease extremism. As he confides on the occasion of an interview (Le Monde, October 21st 2009): "I always observe the same process: humiliation, an ideology which takes hold of this suffering, and the hope that this ideology will put an end to this suffering. « Le Ruban blanc » is a film on all extremisms, whether they are right-wing or left-wing ». Michael Haneke has chosen to demonstrate all of the above through the education of children. And I strongly believe he is right.
Ce soir nous sommes allés voir un film qui tire la sonnette d’alarme contre tous les extrémismes.
Le réalisateur, Michael Haneke, cherche les racines du mal qui peuvent parfois surgir même à travers la volonté de faire du bien. Les gens qui souhaitent que la situation change mais qui ne conçoivent pas bien ce qui doit être changé risquent de s’engager dans un processus qui peut s’avérer dangereux. Quand on souffre, quand on est humilié, on est prêt à tout : y compris à adopter les idées perverties de ceux qui, voulant profiter de la situation, s’affichent comme des réformateurs en créant des idéologies qui trouvent leur justification dans la désignation de boucs émissaires.
Le réalisateur cherche aussi à mettre l’emphase sur la responsabilité collective : l’environnement peut rendre possible l’extrémisme. Comme il le confie lors d’un entretien (Le Monde, 21 octobre 2009) : « J’observe toujours le même processus : l’humiliation, une idéologie qui s’empare de cette souffrance, et l’espoir que l’idéologie y mettra fin. « Le Ruban blanc » est un film sur tous les extrémismes, de droite ou de gauche ». Michael Haneke a choisi de faire la demonstration de tout ça à travers l'éducation des enfants. Et je crois fortement qu'il a raison.

Labels: Cinema

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